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LA PRODUCTION INTÉGRÉE

Depuis 1989, les Vergers de Brunehaut pratiquent la production intégrée.
Dans les années 80, des producteurs de fruits et légumes ont pris conscience des méfaits des engrais chimiques et des pesticides. Ils souhaitaient proposer desalternatives permettant de produire tout en protégeant la faune, les sols, les nappes aquifères et la biodiversité. Il s’agissait d’apprendre à s’intégrer dans son écosystème et de s’efforcer à en respecter les lois. Le principe de base de la lutte intégrée est de respecter et de favoriser l’équilibre naturel dans les vergers, ce qui permet de limiter au maximum les traitements chimiques. Le but est de produire dans le respect de l’environnement et de la santé des consommateurs.

http://www.asblgawi.com/igaw/lggawi.gifEn 1988, des arboriculteurs wallons ont fondé l'asbl GAWI (Groupement d'Arboriculteurs pratiquant en Wallonie les techniques Intégrées). Ils ont développé et promu les techniques de la production intégrée sous l’encadrement de Jacques Denis, le premier président du GAWI. Ils ont créé le label FRUINET qui garantit un minimum d’impacts de production sur l’environnement. Nous sommes toujours encadrés et conseillés par les techniciens du GAWI qui modernisent constamment les procédés de la production fruitière intégrée. Le GAWI conseille les arboriculteurs dans l’adoption de la meilleure technique en fonction de la situation effectivement rencontrée.


- Le concept Fruitnethttp://www.groupfruitnet.com/Sites/287/data/modules/2228/images/440.jpg

La méthode de production intégrée englobe des techniques concernant non seulement la protection des cultures contre les insectes nuisibles et les maladies, mais aussi de nombreux autres facteurs culturaux comme l'entretien du sol, la nutrition de l'arbre, l'éclaircissage des fruits, les dates de récolte, l'aménagement de l'environnement du verger,…

Le principe de la production intégrée part de l’observation d’un mécanisme fondamental de la nature : tout insecte nuisible peut être combattu par son prédateur naturel.

La méthode durable consiste donc à recréer les conditions d’équilibre entre les populations d’insectes nuisibles et leurs prédateurs naturels.

On y parvient grâce à un aménagement réfléchi des vergers dans le but de  maintenir l’habitat naturel de la faune utile et de favoriser son implantation dans et aux abords des vergers. Nos vergers sont bordés de haies d’espèces indigènes, de nichoirs et de perchoirs, de bandes fleuries et herbacées, et de zones de compensation écologique pour accueillir la faune utile et maintenir la biodiversité. Les prédateurs naturels remplacent au maximum les pesticides chimiques ou biologiques nocifs à notre environnement et à notre santé.

Le contrôle naturel de la faune nuisible n’étant parfois pas suffisant, l’arboriculteur doit en permanence garder les populations d’insectes nuisibles et utiles des vergers sous surveillance (à la loupe, grâce aux filets de frappage et aux pièges) afin de détecter et de cibler les intrus et leur nocivité.

Si l’équilibre naturel entre la faune utile et nuisible peuplant le verger est rompu et qu’il y a un risque de dégâts trop important, le producteur sera amené à intervenir mais en utilisant d’abord des moyens de lutte non chimiques tels que : l’enrichissement de la faune utile, le piégeage, la taille, et les produits d’origine naturelle. Les pesticides ne sont utilisés que lorsqu’il n’y a aucune autre alternative et seuls les produits les moins toxiques pour la santé, l’environnement et la biodiversité sont autorisés.

 

- L’enrichissement de la faune utile

Afin de donner un coup de pouce à la nature, certaines espèces animales utiles qui manquent à l’équilibre du verger peuvent y être installées par l’arboriculteur. Ce procédé d’enrichissement de la faune utile est une alternative supplémentaire aux pesticides pour lutter contre les insectes nuisibles pour les arbres fruitiers.

 

Présentation de la faune utile et nuisible :

- Le psylle est un ravageur très important en verger de poiriers qui pullule lorsque ses prédateurs naturels sont détruits par l’emploi de pesticides toxiques qui agissent sur de nombreuses espèces sans distinction. Grâce à la méthode de production intégrée, les punaises prédatrices du psylle contrôlent naturellement la population du ravageur.

 

- Les infestations d’acariens nuisibles comme l’araignée rouge affaiblissent considérablement les arbres fruitiers. Mais grâce à la sélection et au raisonnement des pesticides et à l’introduction de l’acarien prédateur typhlodrome, les traitements acaricides ont disparu dans les vergers équilibrés.

 

- Les pucerons peuvent déformer les feuilles, les fruits et même les rameaux des arbres fruitiers. Heureusement, la plupart des espèces de pucerons peuvent être contrôlés par des populations de prédateurs qui s'installent d'autant mieux que l'environnement du verger est riche et diversifié et que tout traitement toxique est évité (coccinelles, perce-oreilles, syrphes, chrysopes, …).

 

 

- Le carpocapse des pommes et des poires est un papillon redoutable en culture fruitière dont la chenille s’introduit dans les fruits. La prolifération de cette espèce est contrôlée grâce au piégeage sexuel par pièges à phéromones.

- Certains oiseaux effectuent un travail acharné de lutte contre les populations de rongeurs et d’insectes nuisibles. La chouette chevêche, la chouette hulotte, le faucon crécerelle, la mésange bleue et la mésange charbonnière agissent comme des insecticides naturels particulièrement efficaces.

 

 


-Le piégeage de la faune nuisible

Les pièges alimentaires diffusent l’odeur d’aliments spécifiquement destinés l’espèce d’insecte dont on veut réduire la population.

Les pièges à confusion sexuelle diffusent des phéromones (odeur attractive spécifique émise par le papillon femelle) dans la parcelle à protéger afin de gêner la rencontre des mâles et des femelles de l’espèce d’insectes visée et donc d’en freiner la reproduction. Ce système permet aussi de connaître les périodes de reproduction des colonies d’insectes et donc de limiter les traitements aux seules périodes où on prouve un risque significatif de dégâts sur les fruits.

L’utilisation de pièges colorés permet également de se renseigner sur l’activité de certains ravageurs. Ils fonctionnent par attraction de certaines espèces par certaines formes et couleurs.

- La taille

Des techniques de taille pointues parviennent non seulement à optimiser la fructification des arbres et leur exposition à la lumière, mais aussi d’éliminer mécaniquement des sources d'infestation de certaines maladies (feu bactérien, chancres, oïdium) et d’éviter la prolifération de populations d’organismes nuisibles.

- Les produits d’origine naturelle

FRUITNET incite les producteurs à utiliser des produits d'origine naturelle dont l'efficacité et la non-toxicité vis-à-vis de la faune utile ont été démontrées.

- L’apport des éléments nutritifs et la fumure

Des analyses de sol, feuilles et fruits sont réalisées chaque année pour déterminer précisément les besoins réels des arbres en éléments minéraux. Les corrections éventuelles sont effectuées avec des engrais foliaires biologiques (calcium, magnésium, fer, zinc, manganèse, phosphore, potasse, azote). Des plans de fumure rationalisés permettent de limiter les risques de pollution du sol et des nappes phréatiques.

La pollinisation

La pollinisation, c’est-à-dire le transport des organes mâles de la fleur jusqu’aux organes femelles permettant leur fécondation, est assurée naturellement par transhumance de ruches d’abeilles et de bourdons.

 


- Procédés mécaniques et travaux manuels

Nous employons un maximum de procédés mécaniques. La qualité demande une attention tout au long de l’année : taille, arcure, fauchage, éclaircissage manuel (égrainage) et cueillette à pleine maturité sont nos principales occupations.

 

 

 

 

 

 

 

 

-Le désherbage

En production intégrée, l’arboriculteur gère l’enherbement de ses vergers plutôt que de le détruire systématiquement. Le désherbage chimique, entrainant la pollution du sol et des nappes aquifères est abandonné au profit du désherbage mécanique.

-Les pesticides

La surveillance constante des vergers et les techniques non nocives de lutte présentées ci-dessus permettent de n’employer les pesticides qu’en dernier recours.

Dans le cas où il n’existe plus aucun autre moyen de lutte, l’arboriculteur, conseillé par les techniciens du GAWI, sera amené à choisir des pesticides dans une liste sélective de produits peu nocifs et bien dosés. Les pesticides autorisés doivent avoir une action très ciblée, respecter les organismes utiles présents au verger et ne représenter aucun danger pour la santé des consommateurs.

-Les fongicides

En production intégrée, la lutte contre les maladies et champignons (tavelure, oïdium,…) est également raisonnée. Une station météorologique installée sur l’exploitation permet d’évaluer les risques d’infection et d’employer les fongicides les moins toxiques uniquement lorsqu’ils sont indispensables.
Le broyage des feuilles mortes permet quant à lui de réduire la fréquence et l’intensité des infections.

-La récolte, le triage, le stockage

Grâce à une cueillette à pleine maturité, nous vous garantissons la qualité gustative, l'aspect et la bonne conservation des fruits. Nous déterminons la période idéale de récolte sur base de différents tests : régression de la teneur en amidon, fermeté,  teneur en sucre, couleur de l’épiderme.
La cueillette, ainsi que toutes les manipulations et transports sont réalisés avec soin afin de ne pas causer des coups et blessures aux fruits.

-Comparaison production biologique/production intégrée

A la différence de la production biologique qui n’emploie aucun produit de synthèse issu de l’industrie chimique, la production intégrée accepte l’usage de certains d’entre eux, dans des cas bien précis et de façon raisonnée. Pourtant, pour contrer certains ravageurs, les arboriculteurs « bio » emploient d’importantes quantités de cuivre et de soufre. Ils sont souvent impuissants contre certains parasites et champignons pas forcément très bénéfiques pour la santé. 

Le but de la production intégrée est d’obtenir avec le minimum de produits chimiques des vergers en bonne santé (où ne pullulent pas parasites et maladies), et capables de produire régulièrement des quantités suffisantes de fruits de qualité.

Nous sommes ardemment convaincus que la production intégrée est le mode de production le plus adapté aujourd’hui à une perspective de développement durable, soucieuse de la protection de l’environnement et de la santé.
 
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